L'appareillage en 10 réponses


1. Des solutions modernes et efficaces


Une perte d’audition ne se guérit pas, mais il existe des solutions très efficaces pour améliorer la capacité des personnes concernées à entendre les sons et surtout comprendre leurs interlocuteurs et améliorer par là même leur qualité de vie. Les aides auditives de dernière génération sont de véritables micro-ordinateurs qui analysent en permanence l’ambiance sonore dans laquelle se trouve la personne qui les porte et adaptent l’amplification pour un maximum de confort et un maximum de compréhension. On est loin des appareils anciens qui amplifiaient tous les sons de la même manière.


2 - Des solutions adaptées aux besoins de chacun


Il n’y a jamais de solution automatique, qui serait tout simplement dictée par le résultat de l’audiogramme. Le choix d’une aide auditive se fait en fonction de nombreux paramètres qu’il s’agit de concilier : les attentes de la personne malentendante et de son entourage, les spécificités de sa perte auditive, son budget, son mode de vie… On ne proposera pas la même solution à une personne qui mène une vie sociale calme qu’à une personne qui anime ou participe quotidiennement à des réunions de 25 personnes.



3. Des appareils aux caractéristiques différentes


Il existe, en pratique, trois principales formes d’appareils qui ont des caractéristiques différentes en termes d’esthétique, de confort, de puissance et de facilité de manipulation.


Intra-auriculaires

 

Dans ce type d’appareil, toute l’électronique se trouve dans un embout de la taille d’un bouchon d’oreille que l’on insère dans le conduit auditif. Ces appareils conviennent aux personnes qui ont des pertes d’audition modérées, qui sont assez adroites pour manier de tout petits objets et qui n’ont pas de trop petits conduits auditifs.


Contours classiques

 

Ces appareils sont formés de deux parties, reliées par un tube fin en plastique transparent : l’une, placée au-dessus de l’oreille, capte et traite le signal sonore numériquement ; l’autre, placée dans le conduit auditif, transmet ce signal au tympan. Ces appareils conviennent à toutes les personnes et en particulier celles qui ont des pertes d’audition importantes.


Minis et micros contours

 

Ces appareils sont des contours si miniaturisés qu’ils se voient à peine. Ils peuvent être dotés, soit d’un embout traditionnel qui obstrue l’oreille et ne lui transmet que des sons retravaillés, soit d’un embout ouvert qui laisse passer les sons naturels. Ces appareils conviennent aux personnes qui ne produisent pas trop de cérumen, quelle que soit leur perte auditive.



Intra-auriculaires

Contours classiques

Minis et micros contours


4. Des marques aux atouts variés


Antoine Durouchez peut, en tant qu’audioprothésiste indépendant, travailler avec toutes les marques existantes sur le marché. Il a fait le choix de travailler avec toutes les plus grandes marques, qu’elles soient suisses (Phonak, Signia et Bernafon), danoises (Widex et Oticon) ou nord-américaines (Starkey et Unitron). Chacune a ses spécificités. Si bien que le fait de travailler avec toutes ces marques permet de trouver l’appareil plus adapté aux attentes et aux besoins de chacun.


5. Les avantages de la stéréophonie


 

Dans la plupart des cas, la baisse d’audition concerne les deux oreilles. Dans ce cas et en l’absence de contre-indication médicale, il est fortement conseillé d’appareiller en stéréophonie, c’est-à-dire les deux oreilles, pour permettre une localisation spatiale correcte et une compréhension satisfaisante dans les environnements bruyants. 


6. Des appareils à essayer en conditions de vie réelle


Le meilleur moyen est d’essayer, tout d’abord, les aides auditives que vous avez choisies en concertation avec votre audioprothésiste. En conditions de vie réelle, durant au moins 15 jours, vous pourrez vous assurer que ces aides répondent bien à vos besoins avant toute décision d’achat. Et puis il est également très important, par la suite, de venir faire contrôler vos aides auditives aussi souvent que nécessaire. C’est à cette occasion que l’on peut contrôler l’évolution de votre perte auditive et faire évoluer les réglages si besoin.


7. Des aides auditives qui améliorent votre confort de vie


Une étude récente apporte de nombreuses réponses intéressantes et parfois étonnantes à cette question (étude Hear the World Foundation « Entendre, c’est vivre »). L’une des originalités de cette étude est qu’elle a été réalisée sur 4335 personnes âgées de plus de 45 ans, réparties en quatre groupes : les personnes ayant un problème d’audition non appareillées, les personnes ayant un problème d’audition appareillées, leurs proches (conjoints, enfants, parents, frères et sœurs) et des personnes dotées d’une capacité auditive normale n’ayant pas de lien avec des personnes malentendantes. Certains résultats confirment que l’audition a une influence importante sur notre vie sociale et familiale. Parmi les résultats les plus marquants, il apparaît que l’audition a aussi une influence importante sur notre capacité à bien dormir, sur la fréquence à laquelle nous pratiquons un sport, sur le choix de nos lieux de vacances, ainsi que sur notre pouvoir de séduction.


8. Le prix d’un appareillage : équipement et service


 

Le prix dépend, bien entendu, du type d’appareil choisi, car les plus perfectionnés ont aussi tendance à être les plus chers. Cela peut aller jusqu’à 1.950 € pour un appareil vraiment très perfectionné. Mais on peut trouver des solutions auditives répondant aux besoins de correction essentiels à 1.100 € par appareil, soit un budget de 2.200 € pour les deux oreilles.

 

Il faut se méfier, surtout, des appareils très bon marché, mais non réglables, que l’on peut se procurer notamment par le biais de circuits de vente à distance. À l’instar des lunettes « loupes » qui ne font que grossir ce qui se trouve dans le champ de vision, sans tenir compte des défauts de vision spécifiques de la personne qui les porte (est-elle myope, hypermétrope, astigmate et/ou presbyte ?), ces appareils « amplificateurs » ne font qu’augmenter les sons présents dans l’environnement de la personne qui les porte, sans tenir compte de sa perte d’audition spécifique (est-elle gênée sur les aigus et/ou sur les graves ?). Ces appareils « grand public » sont non seulement inefficaces et inconfortables, mais peuvent même avoir pour effet de retarder la prise en charge d’une perte d’audition par des professionnels.

 

Or il est important de rappeler que le médecin ORL est le seul à pouvoir dépister une éventuelle pathologie et/ou prescrire un appareillage auditif. Et il est important de savoir que l’audioprothésiste, diplômé d’État, est le seul à être formé pour réaliser le méticuleux travail d’adaptation des appareils auditifs, qui fera la réussite d’un appareillage. Car il ne faut pas l’oublier, l’objectif est bien que les appareils transforment la vie des personnes malentendantes et de leur entourage, et non pas qu’ils restent au fond d’un tiroir !


9. Les remboursements de la Sécurité sociale


Depuis le 1er janvier 2020, toute personne doit pouvoir accéder à des appareils dits de « classe 1 » qui répondent aux  besoins essentiels de leurs utilisateurs à un prix plafonné : le prix d’un appareil auditif de ce type ne doit pas dépasser 1.100 €. La base de remboursement de la Sécurité sociale vient également d'augmenter depuis le 1er janvier 2020. La prise en charge, par appareil, est de 210 € pour les personnes prises en charge à 60 %, de 350 € pour les personnes prises en charge à 100 % et de 1.400 € pour les jeunes de moins de 21 ans. Depuis 2002, la Sécurité sociale prend en charge l’appareillage « stéréophonique », c’est-à-dire l’appareillage simultané des deux oreilles.


10. Les autres sources de financement


Pour l’appareillage et pour l’entretien, les mutuelles et les caisses d’assurances complémentaires peuvent prendre en charge une partie ou la totalité du montant non remboursé par la Sécurité sociale. Il existe en outre d’autres sources de financement, telles que la « prestation supplémentaire » de la Sécurité sociale (soumise à condition de revenus), la participation des caisses de retraite ou encore, la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), l’AGEFIPH (secteur privé) et le FIPHFP (secteur public) pour les personnes reconnues « travailleurs handicapés ».


 

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